mercredi, 29 mars 2006
Le fantasme de tout écrivain
Ces temps-ci, je suis à lire les Lettres de Madame de Sévigné. Selon ce qu’affirme le quatrième de couverture (édition GF-Flammarion ), «Madame de Sévigné, célèbre sans avoir jamais rien publié, demeure sans doute l’écrivain français le plus cité et le moins connu».
Il est bien étonnant, n’est-ce pas, qu’on puisse passer à l’histoire en tant qu'écrivain sans jamais n’avoir été l’auteur d’aucun ouvrage authentifié.
«Sans doute, l’ambiguïté du genre épistolaire de la lettre familière en particulier, lui permit-elle d’opposer au fatal dilemme de l’écrivain : l’écriture ou la vie, une solution originale : l’écriture de la vie», nous dit Bernard Raffalli dans son introduction avant d’ajouter, un peu plus loin, que «Mme de Sévigné invente en même temps qu’un rapport humain, un type unique de littérature, rêve secret de bien des écrivains : écrire sans avoir à faire de livre».
Bon. Je n’inventerai pas la roue… la marquise de Sévigné l’a fait bien avant moi.
Maiiiiiis… je constate que j’écris, j’écris et j’écris toujours et encore des tonnes de courriels, entre autres, quand ce n’est pas sur mon blogue ou ailleurs, sans n’avoir pourtant rien publié jusqu’à présent. Cependant, force est de constater que rien n’augure pour que je devienne célèbre un jour…
Bahhh. R’marquez. On peut toujours rêver...
21:37 Publié dans Autour de l'écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : madame de sévigné, lettres, roman, épistolaire, célébrité






