samedi, 23 juin 2007
Métamorphose
J’ai une élève, peut-être un peu plus curieuse que les autres, qui a découvert récemment que j’écrivais de la poésie… Ayant quelque penchant semblable pour l’écriture, elle m’a fait part de ses quelques premières esquisses poétiques, lesquelles sont empreintes d’intenses émotions. Rien ne vaut la poésie, lui répondis-je, pour sublimer les afflictions quotidiennes...
La poésie c'est un peu cela ; ce sont les vers qui nous rongent le cœur que l'on met sur papier. On leur dessine des ailes et puis... ils deviennent alors de magnifiques papillons prenant leur envol vers la liberté... d'expression ! C'est la plus belle métamorphose qui soit !
22:57 Publié dans Autour de l'écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture, vers
jeudi, 09 juin 2005
Une crise de jalousie ?
Lisez-moi cet extrait de «Madame Sourdis» d’Émile Zola:
«Entre eux, aucun mensonge n’était possible; elle était la raison, l’honnêteté, la force, tandis qu’il roulait à toutes les faiblesses, à toutes les déchéances; et ce dont il souffrait le plus, ce qui l’anéantissait devant elle, c’était cette froideur de juge qui n’ignore rien, qui pousse le dédain jusqu’au pardon, sans croire même devoir sermonner le coupable, comme si la moindre explication devait porter atteinte à la dignité du ménage. Elle ne parlait pas, pour rester haute, pour ne pas descendre elle-même et se salir à cette ordure. Si elle s’était emportée, si elle lui avait jeté à la face ses amours d’une nuit, en femme que la jalousie enrage, il aurait certainement moins souffert. En s’abaissant, elle l’aurait redressé. Comme il était petit, et quel sentiment d’infériorité, lorsqu’il s’éveillait, brisé de honte, avec la certitude qu’elle savait tout et qu’elle ne daignait se plaindre de rien !»
Pas brillant ça ? Dieu que j’aimerais écrire aussi bien que Zola...
21:03 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : émile zola, écriture, talent, prose
vendredi, 13 mai 2005
Le courriel qui rend con
Lire l’article du Blogue.Branchez-vous.com à ce sujet.
S’ils ont mené des expériences démontrant qu’une utilisation abusive de la messagerie Internet affaiblit les facultés intellectuelles, on peut difficilement les contredire à moins de mener une enquête similaire relativisant les résultats ou prouvant le contraire.
Seulement, une chose m’apparaît certaine sans avoir besoin de mener quelque expérience scientifique que ce soit: les blagues du jour, les chaînes de lettres, les tests de personnalité, les pensées du jour, les messages de croissance personnelle et autres courriels du genre ont tout en eux-mêmes pour abrutir l’internaute moyen.
Si le courriel était cultivé pour délier la prose au même titre que les échanges épistolaires d’autrefois, on en tirerait assurément de grands bienfaits.
Personnellement, je m’applique à écrire chacun de mes courriels avec pratiquement le même souci que lorsque j’écris un texte littéraire. Le choix des mots, la structure du texte, la cohérence et l’intelligence du propos, le style, la tournure des phrases, la syntaxe et bien sûr l’orthographe sont au rang de mes constantes préoccupations.
Si le courriel qu’on échange à un rythme effréné rend con, l’écriture travaillée de manière sérieuse développe sans contredit l’intellect.
20:57 Publié dans Blogue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courriel, écriture, internet, communication
jeudi, 12 mai 2005
Ne rien écrire
J’aurais des tonnes de choses à dire. Mais parfois, il vaut mieux se taire. C’est alors que je retrouve mes bonnes vieilles habitudes qui reviennent au galop; je me tire dans un coin et j’observe silencieusement.
L’observation est le laboratoire de l’écrivain.
20:48 Publié dans Autour de l'écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, silence, observation, écrivain






