dimanche, 22 juin 2008

Avis aux lecteurs

classeur1.jpgLes archives de ce blogue font actuellement l'objet d'une restauration partielle. Aussi, les commentaires de chaque note publiée à ce jour sont-ils malheureusement absents. Mes excuses pour cet inconvénient.

lundi, 23 avril 2007

Questionnaire de Proust

Questionnaire de Proust.jpgJe suis tombée par hasard sur le désormais célèbre questionnaire de Proust et puis je me suis soumise à l’exercice. En voici le résultat :

Le principal trait de mon caractère.
Le trait d’union

La qualité que je désire chez un homme.
La sensibilité

La qualité que je désire chez une femme.
La dignité

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis.
Le respect

Mon principal défaut.
L’imperfection

Mon occupation préférée.
Écrire

Mon rêve de bonheur.
L’amour dialectique

Quel serait mon plus grand malheur ?
Survivre à mes enfants

Ce que je voudrais être.
Une grande écrivaine

Le pays où je désirerais vivre.
Au jardin d’Éden

La couleur que je préfère.
Le brun (J’y reviens toujours, au-delà de toutes les modes, malgré les années qui passent...)

La fleur que j'aime.
La marguerite ; fleur sauvage, symbole d’ingénuité

L'oiseau que je préfère.
Le vilain petit canard : il a tout à apprendre sur lui-même

Mes auteurs favoris en prose.
Madame de La Fayette et Claire Martin pour la fluidité et l’élégance des arabesques de leur écriture

Mon poète préféré.
Émile Nelligan, pour sa mélancolie douce-amère

Mon héro dans la fiction.
Le petit prince, pour son esprit serein

Mon héroïne favorite dans la fiction.
La princesse de Clèves ; la passion et la vertu réunies en une seule âme tourmentée

Mon compositeur préféré.
Wolfgang Amadeus Mozart pour son génie

Mon peintre favori.
John William Waterhouse, parce qu’il sait rendre sur toile, avec magie et brio, la sensualité latente des femmes

Mon héros dans la vie réelle.
Gilles Kègle, «l’infirmier de la rue», pour son infinie bonté

Mon héroïne dans l'histoire.
La popessa ; une femme brillante et influente

Mes prénoms favoris.
Marie-Lynn, Alexandra, Rosalie, Laurie ;o)

Ce que je déteste par-dessus tout.
L’insulte à l’intelligence

Personnage historique que je méprise le plus.
Adolf Hitler, un authentique tueur en série

Le fait militaire que j'admire le plus.
Je n’admire rien qui ne s’obtienne avec une arme

La réforme que j'estime le plus.
Certainement pas la réforme scolaire actuelle...

Le don de la nature que je voudrais avoir.
Le don d’ubiquité

Comment j'aimerais mourir.
De manière tragique (Tant qu’à mourir, ce ne doit pas être banal ! Sinon c’est ridicule. Et je ne veux surtout pas que ma mort soit ridicule... ;o)

État présent de mon esprit.
Présent

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence.
Celles qui sont commises par maladresse

Ma devise.
«Vivre ou écrire : telle est la question»

samedi, 10 février 2007

Promenade au cimetière

Une visite dans un lieu quasi mythique...

enter.gif
Ne manquez pas de vous recueillir sur les tombeaux de Balzac, de Chopin, d’Anna de Noailles, d’Héloïse et Abélard, d'Alfred de Musset.... (!)

Visitez virtuellement le cimetière du Père-Lachaise.

mardi, 07 mars 2006

Polémique autour du blogue

C’est le branle bas de combat depuis que Franco Nuovo a affirmé dernièrement ne rien comprendre au «trip du blogue». Tout le monde s’énerve. Enfin, peut-être pas tout le monde mais les blogueurs; certain. Parce que cela pique au vif de leur raison d’être. Et quand on met en cause votre raison d’exister, ne serait-ce que virtuellement, cela ne peut pas faire autrement que de venir vous chercher aux tripes.

On remet en cause la légitimité du phénomène, l’accessibilité et la prolifération puis, forcément, la qualité relative des textes, lesquels –faut bien l’admettre- ne sont pas toujours mûris à point. Nécessairement -et je ne suis pas la première à le souligner tant cela est d’une évidence fracassante- quand on possède une chronique quotidienne dans les journaux, de surcroît reproduite sur le Web, il est surprenant de se prononcer de cette manière sur une nouvelle mode qui, somme toute, possède quand même un certain lien de parenté avec celle toujours en vogue des colomnistes dont Nuovo fait partie lui-même.

D’emblée, je m’étonne toujours de ce qu’on puisse penser que certaines personnes aient le droit légitime, plus que d’autres, de s’exprimer. Qu’on reçoive un cachet quelconque ou un chèque de paie pour ce faire, ou qu’on le fasse bénévolement, gracieusement ou de manière totalement gratuite, donne-t-il plus ou moins, selon le cas, de légitimité à l’expression ? Et encore, qu’on s’exprime avec grande aisance et érudition, cela donne-t-il plus de légitimité que lorsqu’on s’exprime avec peu de moyens, un vocabulaire restreint et peu de connaissances ?

Je dis ça parce que, justement, quelques-unes de mes filles (âgées entre 11 et 19 ans) possèdent un blogue, quelque part sur le Web. Un espace perso. Un petit univers bien à elles. Avec des commentaires et des photos. Des textes d’impressions, d’opinion, sur les sujets qui les préoccupent. Parce qu’un blogue ça peut aussi être, en quelque part, une quête d’identité, une affirmation de soi, de la personne que nous sommes, perpétuellement en devenir. Bref, le blogue comme une chronique d’évolution de la personnalité. Une sorte d’état des lieux. De bilan quotidien, à partager avec le lectorat.

Je serais bien fâchée qu’on puisse penser que les blogues de mes adolescentes aient moins de valeur que le mien, par exemple, ou celui d’un autre, simplement parce que les propos et la pensée y sont moins articulés. Je serais bien contrariée qu’on ne leur reconnaisse pas le droit d’être ce qu’elles sont et d’en être fières. J’oserais même sortir de mes gonds si on voulait les bâillonner. Parce que je ne veux pas, pour aucune considération, que mes filles se taisent lorsqu’elles ont quelque chose à dire. Parce que je les ai mises au monde pour qu’elles soient, et qu’elles deviennent. Tous les moyens sont bons pour être. «Je blogue donc je suis», disait Martineau. Alors, qu’elles bloguent ! Et avec allégresse !

D’autre part, en conclusion – et le plus sérieusement du monde- je vais vous le dire, moi, personnellement, pourquoi je blogue et même pourquoi j’écris tout court. En fait, il n’y a qu’une seule raison qui tienne depuis toujours :

C’est parce que j’ai peur de mourir. Peur d’être engloutie irrémédiablement par le silence et l’oubli une fois poussé mon dernier souffle. Parce que je ne peux pas me faire à l’idée qu’il ne reste de moi, éventuellement, qu’une pierre tombale, alignée parmi tant d’autres.

Alors j’écris, des poèmes, des chansons, des romans, des pièces de théâtre, des essais, des lettres d’amour, des mémos sur le frigo, des courriels, un blogue –et rien de tout ça ne me suffit encore !- , avec le fol espoir de continuer à vivre au travers ces écrits dont il restera, je l’espère, quelques traces après mon trépas. J’ai si peur qu’on m’oublie… si peur de mourir. Est-ce une crainte légitime ? Une bonne raison, entre autres, de bloguer, monsieur Nuovo ?

vendredi, 13 mai 2005

Le courriel qui rend con

Lire l’article du Blogue.Branchez-vous.com à ce sujet.

S’ils ont mené des expériences démontrant qu’une utilisation abusive de la messagerie Internet affaiblit les facultés intellectuelles, on peut difficilement les contredire à moins de mener une enquête similaire relativisant les résultats ou prouvant le contraire.

Seulement, une chose m’apparaît certaine sans avoir besoin de mener quelque expérience scientifique que ce soit: les blagues du jour, les chaînes de lettres, les tests de personnalité, les pensées du jour, les messages de croissance personnelle et autres courriels du genre ont tout en eux-mêmes pour abrutir l’internaute moyen.

Si le courriel était cultivé pour délier la prose au même titre que les échanges épistolaires d’autrefois, on en tirerait assurément de grands bienfaits.

Personnellement, je m’applique à écrire chacun de mes courriels avec pratiquement le même souci que lorsque j’écris un texte littéraire. Le choix des mots, la structure du texte, la cohérence et l’intelligence du propos, le style, la tournure des phrases, la syntaxe et bien sûr l’orthographe sont au rang de mes constantes préoccupations.

Si le courriel qu’on échange à un rythme effréné rend con, l’écriture travaillée de manière sérieuse développe sans contredit l’intellect.