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vendredi, 26 mai 2006
D’amour ou d’amitié
Je discutais l’autre jour avec un ami, lequel s’interrogeait à savoir pourquoi l’amour n’était pas une chose aussi simple que l’amitié. Sur le coup, je n’ai pas su quoi lui répondre mais à la réflexion, il m’apparaît certain que si l’amour devait être aussi simple, commun et répandu que l’amitié peut l’être, cela lui ôterait beaucoup de son éclat. De ce fait, adieu allégresse, papillons dans l’estomac, cœur qui bat la chamade... adieu rêve, romance et poésie, quoi ! On ne pourrait éprouver cela pour tout le monde; ce serait à la longue bien épuisant.
Ce qui fait qu’on aime d’amour plutôt que d’amitié, c’est que l’on reconnaît dans l’autre un être unique, exceptionnel à nos yeux, digne d’une admiration singulière. L’amour confère un mérite particulier, un statut, qu’on ne reconnaît qu’à celui ou celle que l’on distingue de la masse. Il ne peut donc proliférer autant que l’amitié. Il doit forcément, de par sa nature même, être restreint.
S’il est vrai, toutefois, que l’on peut aimer subséquemment plus d’une personne au cours de notre vie, je ne saurais dire s’il est possible d’en aimer plusieurs simultanément –la question est pour le moins mitigée; certains vous dirons que cela est possible, d’autres que non– à mon avis cela demeure une question sans réponse qui ne se résout que dans le cas par cas, selon les particularités.
En fait, pour illustrer la chose, quand bien même vous vous trouveriez au beau milieu d’un harem, messieurs, croyez-vous vraiment que d’amour vous les aimeriez toutes ?
P.S. : En passant, je sais que cela est sans rapport direct mais quelqu’un pourrait-il me dire s’il n’existe pas, quelque part dans le monde, une religion permettant d’avoir quinze hommes, que je m’y convertisse au plus vite ? Ah ! N’ayez donc pas l’esprit si tordu... ! Il n’est question ici ni d’amour ni d’amitié ; c’est que je pense plutôt à l’aspect pratique des choses, moi, voyez... l’un pour aller porter les vidanges au chemin, l’autre pour passer la tondeuse, celui-ci pour réparer la toiture, celui-là pour m’apporter mon petit déjeuner au lit, cet autre pour ceci et cet autre pour cela... le paradis sur terre, quoi !
RE P.S. : Ha ! Non ! Mon Dieu... quelle horreur ! J’y pense : je ne voudrais pas voir de quoi cela aurait l’air, dans mon salon, un soir de Super Bowl... Aillaiyyyaiillle .... !!!
11:48 Publié dans Philosophie du dimanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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