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mercredi, 24 mai 2006

Perversion sémantique

Lu, dans un magazine consacré à l’évolution spirituelle, qu’«il n’y a pas de maturité tant que l’on reste un composite d’extériorités».

La réflexion que j’en fais est la suivante :

C’est donc dire que notre définition commune de la maturité est gravement biaisée car l’on a l’habitude de considérer mature celui ou celle qui, après avoir «jeunessé» un temps, acquiert enfin ce que nous appelons «sagesse» et se conforme aux exigences d’une vie dite «rangée» en vertu des lois et conventions qui régissent la société dans laquelle nous vivons. L’âge adulte, dit «mature», ne serait, pour ainsi dire, que résignation...

J’en déduis qu’on est donc plus vrais, plus authentiques, plus fidèle à soi-même à «l’adolescence» (je mets le terme entre guillemets car pour d’aucuns, elle peut durer longtemps !) alors qu’on rejette ouvertement les normes qui nous écrasent tout en se foutant bien de faire scandale. La seule chose qui compte alors est l’expression de notre «moi profond».

Finalement, vu sous cet angle, il faut croire que la maturité se perd avec les années plus qu’elle ne se gagne !

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