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mercredi, 10 août 2005
Hommage à Samantha
On ne peut pas toujours être occupé à lire du Platon, du Choderlos de Laclos ou du Pierre Vadeboncoeur. Parfois, il faut laisser son cerveau errer librement au gré des légèretés quotidiennes question de se retrancher un peu de certaines occupations par trop cérébrales.
Alors, désœuvré, on s'écrase sur le sofa, on ouvre la télévision et, en passant par hasard sur le canal VrakTV, rien n'apparaît alors plus rafraîchissant que la blonde Samantha, à la féminité résolument ambiguë, attachante par la futilité de ses préoccupations mais surtout par son ingénuité notoire.
Honnis soient ceux et celles qui verront dans le personnage de Samantha une désobligeante caricature des femmes, d'abord, à la chevelure flavescente, de surcroît. Ce serait lui imputer des intentions qui ne sont pas les siennes. On ne sait pourquoi au juste mais il est généralement plus amusant de considérer le travestissement d'un homme en femme plutôt que l'inverse. Il faut dire que la réalité féminine permet plus de variation dans les attirails; une vraie mine d'or pour qui aime jouer la comédie. Et puis c'est qu'ils s'amusent ces hommes qui tentent en vain de percer le mystère féminin.
Bref, Samantha et sa copine sont assurément des plus inoffensives et des plus divertissantes ! Lorsque vous aurez besoin de changer un peu d'air et de vous libérer de vos soucis quotidiens, faites donc l'expérience de regarder quelques-unes de leur très (trop) brèves émissions télévisées !
Voir : http://www.vrak.tv/emissions/samantha/
21:17 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 09 août 2005
Pour une philosophie du sexe
Un bref coup d'œil aux contrées pornographiques du Web permet de faire le triste constat suivant : le sexe est résolument en mal d'amour. Non seulement en mal d'amour partagé mais aussi, et surtout, en mal d'amour propre.
Je n'ai rien contre le libertinage et les excentricités érotiques. Le sexe est un exutoire auquel on a recours selon sa personnalité. Grand bien nous fasse. Ce qui m'afflige est bien autre chose, et c'est plus que la vulgarité elle-même, mais précisément l'avilissement qui en découle et dont les femmes -dusse-je vous rebattre les oreilles avec cette sempiternelle remarque- écopent, semble-t-il, toujours aussi inévitablement.
Soyons clairs, cependant : on ne fait bien sûr pas l'amour en gardant son chignon et ses lunettes aussi intellectuelle que l'on puisse être. Toutes les fantaisies peuvent bien être permises, faut-il s'en remettre alors à nos instincts les plus élémentaires (n'osant parler ici de "bas instincts", l'expression étant consacrée péjorative) lesquels regorgent, comme vous n'êtes pas sans le savoir, de créativité. Mais à consulter les sombres méandres du Net, réservés aux adultes, j'en viens à me demander si les femmes intelligentes et distinguées peuvent éventuellement faire bander les hommes. On en trouve apparemment peu dans le cyberespace.
Il est un fait qu'on ne fournisse pas à ces belles dénudées une seule occasion de s'exprimer, muselées qu'elles se trouvent par le caractère figé des photos. Mais faut-il souligner que les brefs textes commentant ces illustrations s'entendent tous pour qualifier invariablement ces femmes de "salopes", de "chiennes" et de... je vous épargne les autres épithètes, lesquelles sont toutes aussi dégradantes que répandues et émétiques.
Faut-il que le sexe soit revisité par les femmes pour qu'il reprenne ses lettres de noblesse ? J'aimerais pouvoir constater qu'il redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cessé d'être; un hymne à la vie, à la jeunesse et à la beauté, aux doux plaisirs de la chair, au mystérieux envoûtement de l'érotisme, aux multiples jouissances possibles et un hommage enflammé -on s'entendra pour le dire- à la beauté du corps des femmes dont la variété doit être célébrée ne serait-ce que pour ce qu'elle donne à rêver aux hommes.
À quand un peu de philosophie et de poésie pour raviver les joies du sexe ?
23:52 Publié dans Philosophie du dimanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 08 août 2005
Relative jeunesse, mais tout de même !
Ce n’est point vieillir qui est triste; c’est perdre le goût de rire, de sourire, et de plaire. Tous s’entendent pour dire que ceux qui ont su préserver, au fil du temps, ces admirables facultés, ont prolongé du même coup leur jeunesse.
De deux maux, on choisit toujours le moindre...
23:54 Publié dans Philosophie du dimanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : temps, vieillir, vieillesse, jeunesse
lundi, 01 août 2005
Une vie de chien
Elle lui parlait à un pouce du nez en postillonnant de rage. C’était cette chemise-là qu’il fallait acheter, et pas une autre! Ce n’est que dans un timide murmure que l’homme osa prononcer sa modeste opinion. Si elle avait pu, elle l’aurait assurément giflé, cet indocile! Mais tous les regards étaient tournés vers eux. La mégère, contrariée, tourna brusquement les talons et passa à la caisse, imposant sa loi. Il sera toujours temps, loin des regards curieux, de tyranniser son homme afin d’exiger le port de cette chemise le moment venu.
La transaction terminée, le couple quitta l’endroit sans échanger une seule parole. Alors que l’austère quinquagénaire franchit les portes d’un pas décidé, son vieux mari traîna de la patte derrière, les yeux balayant le sol, avec l’air triste et accablé d’un chien battu...
00:04 Publié dans La vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : homme, femme, relation, couple





